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BERTRAND-DELANOE--1--copie-1.jpgUn petit aperçu de notre fonds photos reportage fort de douze mille prises de vue
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Samedi 27 octobre 2007

dati-1-copie-1.jpgLa garde des sceaux Rachida Dati accompagnée de Xavier Bertrand, ministre du Travail et premier adjoint au maire de Saint-Quentin, a passé toute la matinée de samedi à Amiens. À 9h30,  elle s’est, dans un premier temps, entretenue à la préfecture de la Somme avec 150 élus des régions Picardie et Champagne Ardennes. À l’annonce de la fermeture des tribunaux, les élus : parlementaires, présidents de conseils régionaux et généraux et maires des communes où sont implantées les juridictions des deux régions ont, à l’exception de Gilles de Robien, claqué la porte. Vers 10h55 la ministre s’est rendue au Palais de Justice d’Amiens, pour rencontrer à la cour d'appel, les responsables et les représentants des personnels judiciaires et administratifs des différentes juridictions (tribunaux de grande instance, tribunaux d'instance, tribunaux de commerce et conseils de prud'hommes), les bâtonniers des barreaux des deux régions, ainsi que les représentants des avoués, des huissiers, des notaires.
  
Rachida Dati peine à dissiper les tensions

dati-3.jpgAlors qu'elle gravissait les marches ouvrant sur l'imposante salle des pas perdus du tribunal d’Amiens, 200 avocats manifestaient depuis les ruelles voisines. Ils lançaient un appel unitaire  et se faisaient entendre au mot d’ordre : « Non à la réforme de la carte judiciaire ». Les avocats
dont certains avaient jeté leur code civil sur le trottoir pour manifester leur opposition à la réforme de la carte judiciaire,regrettent notamment le manque de concertation dans lequel se dessine cette réforme, et réaffirment leur attachement à un débat contradictoire.
Dans le même temps à l’appel de l’Union départementale CGT de la Somme, un rassemblement d’environ 150 personnes
a eu lieu devant les grilles du tribunal.

dati-2.jpgLa nouvelle carte judiciaire
 Madame Rachida  Dati a déclaré : « Je me réjouis d’être à Amiens aujourd’hui, pour vous présenter la réforme de la carte judiciaire, réforme qui s’est engagée il y a quatre mois, dans la concertation. Je veux vous assurer,
que la réforme est conduite dans l’intérêt du justiciable, et donc des français. Elle est inspirée de deux principes : La qualité de la justice, et la réalité du territoire. Elle sera progressive et étalée sur trois ans ». 
En Picardie, deux TGI seront supprimés dans la Somme, à Abbeville et à Péronne, ville où la garde des sceaux avait débuté sa carrière judiciaire comme auditrice de justice en 1999. Cinq tribunaux d'instance sont supprimés, à Doullens et Montdidier dans la Somme, à Vervins et Château-Thierry dans l'Aisne et à Clermont dans l'Oise. Quatre tribunaux de commerce, à Abbeville, Vervins, Chauny et Senlis, sont également supprimés. Mme Dati a par ailleurs annoncé qu'à partir de mars 2008, la Picardie compterait trois pôles de l'instruction, à Amiens, Laon et Senlis, et deux en Champagne-Ardenne, à Troyes et Reims. Les maisons de justice et du droit seront toutes maintenues
Laffitte Mourad  Le 27-10-2007 14h00

par presse libre picarde
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Mardi 23 octobre 2007
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Les étudiants en médecine protestent contre le projet de loi qui limiterait le nombre de praticiens dans certaines zones.


Mardi 23 octobre, journée de forte mobilisation organisée par Les étudiants en médecine qui exercent à l'hôpital, afin de défendre la liberté d'installation des praticiens. Un projet de loi qui entend les limiter dans les zones où ils sont déjà très nombreux.

Pas d'incidence sur les soins

Les médecins devraient assurer leur travail afin d'éviter que la grève ait une incidence sur les soins dans les hôpitaux (reportage Photos). Les directions hospitalières ont également le droit d'assigner des internes grévistes. Le mouvement social de ce mardi devrait être marqué par de multiples actions en province et dans la capitale, selon ses organisateurs, les internes veulent des garanties concernant leur liberté d'installation.

Laffitte mourad
par presse libre picarde
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Lundi 22 octobre 2007
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Comme partout en France, à l'initiative du Réseau National Education Sans Frontières,  un rassemblement à eu lieu devant la porte de la préfecture d'Amiens, lundi 22 octobre, des membres du RESF  en "homme sandwich blanc" avec chacun une lettre « RESISTANCE » « La solidarité n'est pas un délit », en soutien à Florimond GUIMARD* mais aussi en tant que "Résistance" face à la chasse aux personnes sans papiers)", le temps de la photo symbolique ...( Le reportage photo)

« Cette même résistance que les enseignants ont reçu l’injonction de mettre à l’honneur le jour anniversaire de la mort de Guy Môquet. » *Florimond GUIMARD , instituteur passe en procés Le 22 octobre 2007  pour avoir empêché l'expulsion d'un père de famille sans papiers en novembre 2006. Il (au titre du Réseau Education Sans Frontières) vient de recevoir le premier prix "Silver Rose Award du Conseil de l'Europe à Bruxelles, le Réseau ayant eu ce prix dans le domaine du respect des Droits de l'Homme... 

Laffitte mourad
 
par presse libre picarde
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Dimanche 21 octobre 2007

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L’avenir du site Goodyear-Dunlop d’Amiens, le plus gros employeur de Picardie, reste incertain ( 2.700 employés )

Les syndicats, opposés au projet de réorganisation de la direction... La direction ambitionnait de réorganiser le travail en quatre équipes qui tourneraient sur huit jours - un système baptisé « 4x8 » - contre cinq équipes actuellement. Les équipes du week-end feraient 35 heures comme les autres au lieu de 28 et perdraient 10% de majoration de salaire, selon les syndicats.

Pour leur part, les auteurs du projet reconnaissent la disparition de 500 emplois sur trois ans sans licenciement, conséquence du passage en « 4x8 ». Condition sine qua non, cependant pour un investissement de 52 millions d’euros afin de rendre l’usine plus compétitive. Le projet était donc rejeté par tous les syndicats du complexe : CGT, Sud, CFDT, CFTC...

Une large majorité des salariés du site Goodyear-Dunlop à Amiens a rejeté le projet de réorganisation du travail et d'investissement de la direction lors d'un référendum qui s'est achevé ce samedi 20 octobre à 20h (source CGT). Le référendum, organisé sur deux jours, s'est déroulé sans incident contrairement au premier scrutin. Prévu à la mi-septembre, il avait dû être annulé en raison de l'opposition de la CGT notamment, qui avait bloqué les deux sites dès le premier jour prévu pour la consultation, empêchant ainsi les 2 700 salariés de voter.

 
Le NON au au projet de réorganisation de la direction et de (78% chez Dunlop et 74% chez Goodyear), qui étaient concernés par cette réorganisation du travail. « Ces menaces n'ont pas marché et j'espère que la direction va se rendre compte que l'on veut travailler. On peut négocier un nouveau projet sans les 4x8 », a affirmé Claude Dimoff, secrétaire CGT Dunlop.

Laffitte mourad
 
 
par presse libre picarde
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Dimanche 21 octobre 2007
manif-avocats--37-.jpgLes avocats des tribunaux de grande instance (TGI) d’Amiens se mettent en grève (Le reportage Photos), Mardi 23 et mercredi 24 octobre, à la veille de la visite de Rachida Dati prévue samedi 27 octobre dans la région. Elle se rend à Amiens samedi, pour présenter sa réforme de la carte judiciaire.
 
par presse libre picarde
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Mercredi 17 octobre 2007

Adieu solidarité bébé, vive l'espace bébé maman...

En effet
hier matin, la nouvelle structure amiénoise a vu le jour, au 20 de la rue Roland Garros, à Amiens Nord, en remplacement de l'ancienne. Sous l'égide de la Croix-Rouge, mais aussi de la société Nestlé, l'espace accueillera les mamans en situation de précarité. Le premier du genre en France.

«Nous menons sur Amiens un combat contre l'isolement dans ce quartier difficile», martèle le maire Gilles de Robien. S'adressant à la Croix rouge, nationale comme locale : «Vous êtes des pionniers, et nous ne serions pas grand-chose sans vous. Vous êtes un élément fédérateur de l'action publique.»



espac-bebe.jpgGilles de Robien, Jean-François Mattei, Chantal Milot (Nestlé), Thierry Fauveaux (Croix-Rouge Amiens) et Pierre Lacour (Croix-Rouge Somme) ont inauguré l'espace bébé-maman.



Une douzaine de bénévoles pour l'inauguration de cet espace bébé maman, l'ancien ministre de la santé Jean-François Mattei, aujourd'hui président de la Croix-Rouge française, était de la revue.

« S'engager aux côtés de ceux qui souffrent n'est pas un chemin facile. Dans ce contexte, je suis heureux aujourd'hui d'être à Amiens. Comme je suis pédiatre de formation, je ne peux qu'être sensible à la création de cet espace. Surtout dans ce quartier où je constate que la Croix-Rouge est au cœur de sa mission. »

« Je suis très heureux que Jean-François Mattei ait pensé à Amiens comme ville pionnière, apprécie Gilles de Robien. Ce sera un espace de rencontre et de convivialité, une très bonne réponse pour les gens isolés. »

La structure sera dirigée par Miriam Fery, entourée d'une douzaine de bénévoles. « C'est le prolongement de solidarité bébé, qui a vu le jour en 1990 à Amiens, précise Thierry Fauveaux, président de la délégation locale d'Amiens de la Croix-Rouge, qui regroupe 70 communes. Le local a été rénové, et sera plus convivial, plus ouvert. Les femmes en difficulté, mères d'enfants de 0 à 2 ans, seront accompagnées au sein de l'espace. Mais ce ne sera pas de l'assistanat. »

En effet, les mamans devront payer les produits pour leurs progénitures, mais dans des prix de l'ordre de 10 à 20 centimes d'euro, soit 10 % du prix réel des marchandises.

Lutte contre l'illettrisme

Pour bénéficier des avantages de l'espace, elles pourront venir spontanément, ou par le biais des services sociaux de la Ville. Après études de leur dossier, elles pourront intégrer la structure, qui est financée par le Centre communal d'action sociale d'Amiens, la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales, et la société Nestlé.

« Dans ce projet social, nous tenterons également de lutter contre l'illettrisme, poursuit Thierry Fauveaux. Nous voulons également étendre ce concept de façon itinérante dans les villages, car la misère ne concerne pas qu'Amiens. »

L'après-midi se tenait, à l'amphi Jules-Verne de l'ISAM, l'assemblée départementale de la Croix rouge de la Somme, forte de 22 délégations, en présence de Jean-François Mattei.
« C'est la deuxième fois en quatre ans qu'il vient à Amiens, ce qui prouve que nous sommes un site moteur », concluait, ravi, Thierry Fauveaux.


Jean-Marc Cavé - crédit photos Laffitte mourad
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Jeudi 11 octobre 2007

fenech1-copie-1.jpgLe député Georges Fenech, le bâtonnier du barreau d'Amiens Francis Lec et l’avocat amiénois Hubert Delarue, ont débattu avec des avocats sur la nécessité de l’application de la nouvelle réforme de la procédure pénale.

Le grand «fiasco» judiciaire de l’affaire d'Outreau il y a 6 ans avait déjà entraîné une profonde réforme de la justice avec notamment l’institution depuis décembre 2006 d'un «observatoire d'Outreau» visant la promotion d’une réforme de la procédure. De grands changements sont alors attendus depuis dans le pays...

Il faut savoir que trois lois sont actuellement issues de cette première réforme, afin d’améliorer la formation des magistrats, d’offrir la possibilité aux citoyens de saisir le médiateur de la République en cas de dysfonctionnement de la justice, et de renforcer l'équilibre de la procédure pénale.

Parmi les changements incontournables évoqués comme urgents, tout d’abord la garde à vue. La personne gardée à vue doit avoir directement droit à l'information sur les motifs de sa rétention et pouvoir personnellement recourir à un avocat. La détention provisoire doit absolument être mise en place dans notre pays.

L'affaire d'Outreau a également montré les limites les plus graves atteintes à l'encontre de la présomption d'innocence. Le risque doit être diminué en réduisant par exemple les délais de la détention provisoire. Les dispositions de la loi du 15 juin 2000 qui prévoyait la durée maximale en fonction du type de peine doivent être revues.

Le procès équitable peut avoir enfin lieu si l’équilibre entre les droits de la défense et l'accusation est restitué. La défense doit faire objet d’un autre regard à tous les stades de la procédure. L’existence de ce droit de la vérification matérielle à l’expertise s’est révélée des plus importantes dans l’affaire d'Outreau.

La loi du 5 mars 2007 applicable depuis juillet 2007 tend à renforcer les libertés individuelles en reprenant pas moins de 80 autres propositions qui ont été issues après l'affaire d'Outreau de la commission parlementaire dont fait partie Georges Fenech. Ce dernier s’inquiète tout de même, car certaines de ces dispositions proposées ne sont applicables qu’au plus tard en 2010 et cela, dit-il : « risque avec le temps d'éloigner la réforme de l'esprit du législateur. »


Mourad Laffitte et Benjamin Calippe pour le Club de la presse.



fenech2-copie-1.jpg« France en action vient de  déposer une plainte  à mon encontre…»

Me Georges Fenech  a été  juge d'instruction de 1984 à 1994. Il fut président de l’Association professionnelle des magistrats (APM) de 1996 à 1998, syndicat de magistrat qui se revendique apolitique. Il participe à partir de décembre 2005 à la commission d'enquête parlementaire concernant l'affaire d'Outreau, critiquant la fonction du juge d'instruction. Député en 2006, il est membre de la commission d’enquête parlementaire sur les sectes, à l’Assemblée nationale.        

Georges Fenech avait  dénoncé dans un communiqué à  l'AFP en juin 2007 «les liens» existants entre la «France en action» qui présente 475 candidats aux législatives et des sectes comme la scientologie, les raéliens, Moon ou l'Ordre du temple solaire (OTS).

Selon lui, plusieurs candidats de ce parti ne sont que des «faux nez de sectes», qui «utilisent» les élections pour se financer. Les partis dont les candidats obtiennent au moins 1% des suffrages dans 50 circonscriptions recevront en moyenne 1,66 euro par voix.

«France en action vient de  déposer une plainte  à mon encontre», confie Georges Fenech au Club de la presse.

 Jean-Marc Governatori, président de «la France en action», apporte «un démenti formel aux allégations» du député UMP Georges Fenech, qui a fait état de «lien» entre son parti et différentes sectes. M. Governatori qualifie d'«odieux mensonges» les accusations de Georges Fenech, président de la commission d'enquête parlementaire sur les sectes. Il affirme qu'il va «réclamer 10 millions d'euros par voie judiciaire.»

 À suivre…     

 
Laffitte Mourad

par presse libre picarde
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Prochainement

Prochainement en ligne un reportage vidéo  sur les indemnités parlementaires.
Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis : une loi, votée en catimini, permettant à tous les députés non-réélus en juin 2007, de continuer à percevoir leur indemnité parlementaire pendant encore 60 mois, au lieu de 6 actuellement.Alors que La plupart des médias se taisent  John Paul Lepers, Quentin d’Hainaut et Mourad Laffitte ,ont réalisé un sujet pour La Télé Libre.
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