21 jours avec les SDF dans Paris

Publié le par Presse indéPicarde




Paris, Hiver 2008...

Alors que la situation du Droit au logement est de plus en plus critique en France, la capitale compte aujourd'hui environ 8.000 sans-abri.

Mourad Laffitte et Yves Bouttillier ont passé trois semaines dans les rues de Paris en immersion totale pour être aux côtés de quelques-uns d’entre eux.

On découvre alors des témoignages poignants, remplis de philosophie et parfois
même d’humour. Les SDF sont avant tout des humains malgré les conditions qu'on leur impose !...

Ce documentaire leur est dédié...


En voici un court extrait...



© Presse indéPicarde - Documentaire de Mourad LAFFITTE et Yves BOUTILLIER


Projection et débat...
 
21 jours avec les SDF dans Paris, documentaire de Mourad LAFFITTE et Yves BOUTILLIER« Une femme vient de geler cette nuit, à 3 heures, sur le trottoir du boulevard de Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel on l'avait expulsée, avant-hier. Chaque nuit, ils sont plus de deux mille, recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu. »

Ces paroles de l'abbé Pierre datent du 1er février 1954. Près de 54 ans après, les conditions de vie des SDF en France demeurent identiques, voire se sont dégradées. Loin des reportages aseptisés des médias nationaux, le journaliste amiénois Mourad Laffitte a passé 3 semaines en immersion totale auprès des SDF de la région parisienne.

Qui sont-ils ? Comment vivent-ils ? Dans quelles conditions ? Les éléments de réponse apportés dans le film appellent malgré tout de nombreuses questions sur la politique du logement, l'état d'urgence sociale du pays ou encore l'absence de volonté politique à résoudre les maux de notre société.

Presse indéPicarde vous invite donc à débattre autour de la projection du film de 52 min., en présence des Jeunes Communistes de la Somme, des Enfants de Don Quichotte, RESF Somme et de nombreux invités...





« 21 jours avec les SDF dans Paris », 52 min.


vendredi 19 décembre 2008

18 heures
Salle DEWAILLY à Amiens
(à côté du Coliséum)


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Publié dans culture

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batistin 29/12/2011 23:07


Théâtre

Le goudron fini sa
course en un doux arrondi, puis se creuse tout à coup pour remonter brusquement contre la bordure en gré du trottoir gris.
Dans le lit ainsi
créé coule une eau insalubre. 
Eau de pluie,
descendant des gouttières du toit
jusqu'à la rue, mêlée à chaque palier du vieil immeuble de pierres à l'eau de vaisselle.
Ce soir il ne pleut pas. Il fait trop chaud dans la rue sombre du vieux quartier.
L'orage qui gronde depuis une heure a fini d'étouffer les chiens errants. Seul persiste l'odeur nauséabonde du rat crevé, petit navire de poils et de tripes, qui me suit tout à coup, poussé par
un flot soudain.
L'heure du repas vient de passer, le ruisseau rigole de ses dents grises, jaunes et vertes. Rire assassin. 
Flot de liquide vaisselle, d'eau grasse et de nouilles, de vin et de café...
Le rat me dépasse, surfant maintenant sur le haut de la vague, et croise sans frémir une main décharné qui tiens une seringue, trempée dans l'eau souillée.
À l'autre bout un homme se tient couché de tout son long en travers du trottoir.
L'oeil qui me fixe froidement appelle pourtant au secours, l'autre est vitreux de douleur.
Je m'arrête et attends qu'il actionne la pompe, sans y croire.
Ce mec est drogué à mort, mort vivant. 

Clochard magnifique et contemporain qui me menace, artiste de rue, de s'offrir sous mes yeux en spectacle. 
Contre une petite pièce, cela va de soi, à votre bon coeur, au haut le coeur mes seigneurs ! 
L'orage à éclaté en inondant la rigole et toute la rue d'une eau meilleure pour ses veines. 
Si ce n'était ce qui traînait au fond de la seringue. 
Vin en plastique, clochards éructants aux tripes arrachées, seringue de verre à la veine du mien.
Trempé jusqu'au os devant un tel spectacle, incapable pourtant d'applaudir, j'attends la bulle d'air frais qui monte du goudron mouillé pour retrouver mon souffle.
L'art contemporain m'a foutu un sacré coup de poing au coeur. Comme la petite bulle d'air que je vois flotter dans la seringue.
Molière, ce mec s'appelle Molière ! Il veut mourir sur scène, là devant son public.
N'ayant d'autre tomate à lui jeter à la figure que celle qui passe, molle et laide à toute allure dans le ruisseau sorti de son lit, je lui jette un pied. Un pied à la seringue. 
Un coup de pied fort désespéré et amical qui lui attrape la tête et lui explose la bouche.
Le sang jaillit et disparaît dans la coulée. 
Le mec, toujours couché, ce qui au moins le lave un peu, l'orage de pluie redoublant de force, part dans un grand rire.
Il est heureux, le spectacle est réussi, je l'aime !
Quoi de plus doux finalement pour un acteur, cascadeur fou, que d'entendre des cris d'amours.
L'accessoire n'en était pas un, le poignard n'a pas rentré pas sa lame.

Adieu Molière édenté, puant, souffrant tous nos péchés.
Cloué d'une aiguille, toi je le sais tu ne reviendras pas.
Si ce n'est dans mon coeur, tant que je vivrai. 
J'ai pris acte de ton cri.

Maude 25/12/2008 22:02

Avec Sarkozy en France c'es 1 sdf mort par jours en 2008

Sandrine 24/12/2008 08:43

MERCI
"Un documentaire poignant qui prend par un bout de lorgnette ce que l'opinion publique ne saurait voir."

Un riche 15/12/2008 00:24

y fait froid hein ?
Mais bon au fond on s'en fous non ?
Moi chez moi y fait bien chaud et chez vous ?
y en a qui meurent de froid mais bon on s'en fous y sont pauvre

y en a qui mange pas a leurs faims(3.5 milliard)
Mais bon au fond on s'en fous non ?
Moi ce soir j'ai trop bien mangé et vous ?
Mais bon ce qui créve de faim on s'en fous y sont pauvre

Mohamed Bensalah (réalisateur) 14/12/2008 21:55

BRAVO, cher ami et toutes mes FELICITATIONS. Ce travail t'honore. Je suis fier de toi et je serai encore plus heureux, le jour où tu viendras le présenter en Algérie, dès que notre projet de passerelle sera concrétisé.
S'il y avait un vol direct Oran/Amiens le vendredi 19, je l'aurai pris pour être à tes côtés.
Avec toute mon amitié