L'hecatombe-continue

Publié le par Presse indéPicarde

BERTEAUCOURT-LES-DAMES (Somme),
 - La Manufacture Française de sièges (ex-Parisot Sièges International), fabricant de sièges et canapés en redressement judiciaire, va supprimer au moins 194 emplois sur 352 à Berteaucourt-les-Dames, près d’Amiens, a indiqué mercredi la CGT. "194 postes d’ouvriers vont être supprimés, voire plus", a déclaré Pierre Jacopin, délégué CGT.
 
Les salariés se sont mis en grève mercredi matin après cette annonce. Jean-Claude Benedetti, le PDG de l’entreprise en redressement judiciaire depuis le 29 avril, a confirmé "une réduction de l’effectif" mais n’a pas voulu donner de chiffre avant un comité d’entreprise prévu lundi.
L'entreprise installée à Berteaucourt-les-Dames (Somme) avait été placée en redressement judiciaire par le même Tribunal le 2 juin 2006. Le fabricant de canapés et banquettes pour la grande distribution spécialisée avait perdu 27 % de son chiffre d'affaire entre 2005 et 2006 ce qui avait entraîné la cessation de paiement le 2 juin 2006. Par la suite, l'entreprise, filiale du groupe Parisot, avait bénéficié de deux périodes d'observation de six mois. Le 17 juillet 2006, elle avait présenté aux salariés un plan social comprenant 184 suppressions d'emploi. l'hémorragie de chiffre d'affaire de l'entreprise a été stoppée » et que deux « projets de reprise sérieux » sont en préparation. D'après des sources locales, il s'agirait d'un projet interne de reprise par les cadres et d'un projet de reprise par un concurrent. Le Tribunal de commerce d'Amiens devrait être en mesure, selon nos informations, de se prononcer sur une offre finalisée autour du 10 juillet prochain. 
 Le député communiste de la Somme, Maxime Gremetz, a apporté son soutien aux salariés en grève, dans un communiqué. Que nous publions dans son intégralité << Maxime GREMETZ, Député de la Somme, Président du groupe Communiste et Républicain à la région Picardie et Jean-Luc BELPAUME, Député Suppléant, Conseiller Régional de Picardie, apportent tout leur soutien aux salarié-e-s en grève depuis ce matin chez "Manufacture Française de sièges" aidés par leurs organisations syndicales situé à Berteaucourt les Dames. Ex Siège de France qui depuis 2007 a changé de nom, il reste environ 360 salarié-e-s, avant la reprise elle appartenait à l'oncle de l'actuel présidente du MEDEF Laurence PARISOT qui depuis doit toujours avoir son mot à dire.Déjà en 2006 près de 200 salarié-e-s avaient été licenciés, cette entreprise serait encore suivi par un administrateur judiciaire. Les salarié-e-s ont déclenchés leur mouvement suite à la convocation du CE pour lundi prochain, avec pour ordre du jour un projet de PSE avec plus de 180 licenciements à la clef ! La crise a encore bon dos pour justifier des soucis économiques et continuer les licenciements. de plus le Conseil régional de Picardie en septembre 2008 a octroyé aux repreneurs un prêt de 1 million € au taux de 1% sur 10 ans avec un remboursement différé de 2 ans qui devait préserver les plus de 300 emplois, force de constater que les engagements ne seront pas respectés, nous espérons que l'exécutif fera rembourser et/ou influera sur les négociations entre l'employeur et les syndicats. Nous saisissons le Ministre du Travail et la Direction Départementale du Travail>> Maxime GREMETZ

Publié dans Mouvement Social -

Commenter cet article

Henri 18/06/2009 12:49


Le député communiste dissident Maxime Gremetz a été condamné, mardi 16 juin, par la cour d'appel d'Amiens à verser plus de 50 000 euros au total à quatre anciens collaborateurs pour licenciement abusif. "Le procès politique continue. On va se pourvoir en cassation", a-t-il affirmé.
Maxime Gremetz, député de la Somme, avait été condamné en juillet 2008 par le conseil des prud'hommes d'Amiens pour avoir licencié en octobre 2005, pour "faute grave", Frédéric Hardy, son attaché parlementaire, et deux autres collaborateurs, Marie-Pascale Annoot et Vincent Gosset. M. Gremetz les accusait de déloyauté politique. Il avait par la suite licencié pour "incompétence" un quatrième salarié, Jihad Wachill.
Le conseil des prud'hommes avait jugé irrecevables les motifs invoqués, et condamné M. Gremetz à verser plus de 20 000 euros à Mme Annoot, près de 14 000 euros à M. Hardy, 12 500 euros à M. Gosset et 6 000 euros à M. Wachill. La cour d'appel d'Amiens a confirmé le montant des indemnités accordées en première instance aux plaignants.