Le chômage dépasse les 10% en Picardie

Publié le par Presse indéPicarde

Le chômage dépasse les 10% En Picardie, (source CGT insee)
 l’emploi dans le privé a baissé de 3,7% en un an, l’intérim de 42% Fin mars 2009, le taux de chômage de la Picardie vient de repasser au-dessus des 10% (10,2% exactement contre 8,9% fin décembre 2008 !). Ce niveau n’avait pas été atteint depuis 3 ans et il faut remonter à 10 ans, fin de 1999, pour trouver un taux supérieur. La Picardie a le 4ème taux le plus élevé des régions françaises et l’écart avec la moyenne nationale s’accroit : il est de 1,5 points alors qu’il était revenu à 0,5 point il y a un an, fin mars 2008. La dégradation est nette dans l’Aisne avec une hausse de 10,7% à 12,1% au premier trimestre 2009, et dans l’Oise, où le taux passe de 7,4% à 8,7% et égale pour la première fois le taux national alors qu’il lui était traditionnellement inférieur ! L’augmentation est un peu moins rapide dans la Somme : 10,6% contre 9,5% trois mois plus tôt. Et cela intervient avant même la fermeture annoncée de grandes entreprises de la région ! La raison de cette hausse en est d’abord le recul des emplois. Dans le secteur privé, la baisse des effectifs salariés atteint en Picardie, fin mars 2009, -3,7% sur un an. C’est le plus fort recul régional enregistré en France après la Franche-Comté. Cet effondrement de l’emploi privé, concentré essentiellement au 1er trimestre 2009, ne permet plus aux jeunes de s’insérer sur le marché du travail. Résultat : le nombre des jeunes picards de moins de 25 ans sans emploi a augmenté de 43% en un an.
 Cette évolution s’explique aussi par le recul de l’intérim, auquel ont recours beaucoup de jeunes : la diminution de l’emploi intérimaire était de -41,8% entre avril 2008 à avril 2009, ce qui correspond à la disparition de plus de 9500 emplois équivalent-temps plein. Cette dégradation, plus marquée en Picardie qu’ailleurs, est le résultat des tendances défavorables de ces dernières années, souvent encouragées par le patronat et les élus de la région. C’est d’abord l’absence de dynamisme de ces décideurs : la croissance de l’économie picarde est inférieure à celle observée au plan national depuis une décennie ! Ils ont justifié des fermetures et des restructurations pour mieux adapter l’économie ; les chiffres montrent que cela l’a affaiblie. La seconde raison de cet effondrement de l’emploi est la généralisation de la flexibilité et de la précarité du travail. En France, 2 salariés sur 3 ont des horaires atypiques, c’est-à-dire la nuit, le week-end, ou à temps partiel, avec des horaires imprévisibles et éclatés, souvent déterminés par l’employeur. Côté précarité, en 2007, le taux de rotation (1) des salariés des établissements du privé est de 49%, montrant qu’il n’y a plus beaucoup d’obstacles à la rupture rapide des contrats de travail ! Enfin, le chômage partiel a atteint ces derniers mois des niveaux inégalés et a pour effet de retarder les plans de licenciements qui vont donc de se multiplier dans les mois à venir. La sortie de crise, annoncée pour 2010 par ceux qui ne l’ont pas vu venir, n’est donc pas prête à devenir une réalité, étant donné les choix économiques actuels !
LM

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immo 01/12/2009 16:25


Un chomage toujours en hausse pour cette fin d'année qui laisse entrevoir un début d'année difficile malgré le retour des profits colossaux sur les marchés fiancniers.