L’offre de logement reste insuffisante pour répondre à la demande picarde
L’offre de logement reste insuffisante pour répondre à la demande picarde
On comptait en 2006 846400 logements en Picardie. C’est 50000 de plus qu’en 1999. La croissance est de 6,2% sur la période. C’est un rythme inférieur à celui observé au plan national (+8,3%). Dans le même temps, l’augmentation du nombre de résidences principales a été plus rapide (+7,7%) mais toujours plus faible que la moyenne nationale (+9,5%). Aujourd’hui, ces résidences représentent dans la région 89,2% des logements, une part d’un point supérieure à celle de 1999, tandis que la proportion de logements vacants stagne (5,7%, soit 48400 logements) et celle des résidences secondaires diminue de 6,1% à 5,1%, correspondant à la disparition de 5200 habitations de ce type. Si le nombre de logements vacants est similaire d’un département picard à l’autre (15000 dans l’Aisne, 16500 pour chacun des deux autres), la proportion de vacants dans le total des logements est différente : 6,8% dans l’Aisne, 5,6% dans la Somme, 5% dans l’Oise. De 1999 à 2003, la construction de logements neufs dans la région a été faible puis s’est accélérée entre 2005 et 2007, sans compenser les déficits antérieurs. Durant ces années favorables, on a construit en moyenne 9000 logements en Picardie : 2000 logements sociaux, 2000 à l’initiative de promoteurs privés, 5000 à l’initiative de particuliers, 2000 bénéficiant du prêt à taux zéro et 3000 sans aucune aide. Ce manque de logements dans la région se ressent dans le secteur locatif. Celui-ci représente, en 2006, environ un tiers des résidences principales et se repartit à peu près à égalité entre locatif privé (17,4%) et locatif public (16,6%). Les tensions en matière de logement sont vives dans le parc de logement social public où l’on compte, en Picardie, 44300 demandes pour 13600 attributions annuelles, soit 3,3 demandes pour une offre. Ce taux est de 3,7 dans l’Oise, 3,4 dans la Somme et 2,7 dans l’Aisne. Et ces tensions devraient se prolonger. D’une part, la crise actuelle du logement se concrétise en Picardie par une diminution de 36% des logements commencés entre avril 2008 et mars 2009 (le double de l’évolution nationale) et, d’autre part, la baisse du nombre de personnes par ménage, c’est-à-dire l’éclatement des familles qui génère ces besoins en logement, n’est pas finie dans la région : on comptait en 2006, 2,45 personnes par ménage picard, et même 2,51 dans le locatif HLM, ce qui est le taux plus élevé de France métropolitaine avec le Nord. Autant de raisons qui imposent de faire du logement une priorité de la région pour les années à venir.
Le recours au DALO plus fréquent dans l’Oise
De mars 2008 à avril 2009, 1231 recours ont été déposés en Picardie dans le cadre du DALO, le droit opposable au logement. Ce nombre situe la Picardie au 9ème rang des régions françaises, au 11ème si l’on rapporte ce chiffre au nombre d’attributions annuelles dans le parc social. En effet, la Picardie représente 4,3% du parc national de logements sociaux hors Île-de-France, mais seulement 3,9% des recours, toujours hors Île-de-France. Le recours au DALO est très différent selon les départements : 70% ont été déposés dans l’Oise, 23% dans la Somme, 7% dans l’Aisne. Le principal motif du recours est l’absence de logement (26%) devant le délai anormalement long d’attribution de logement (22%) et l’hébergement dans une structured’habitat transitoire (15%). A noter que 12% des recours concernent aussi des personnes menacées d’expulsion sans relogement. La suite donnée au DALO diffère aussi selon les départements. En Picardie, le taux de décisions favorables pour un logement est de 53%, soit un peu plus qu’au plan national (49%). Mais ce taux atteint 68% dans la Somme, contre 45 et 46% dans l’Aisne et l’Oise. On voit donc que la façon d’utiliser et d’interpréter le DALO, et donc la loi, est très diverse. Enfin, 24,2% des logements proposés sont refusés par les personnes ayant engagé un recours (31% dans la Somme).
(Crédit photo Augustin Legrand -Laffitte Mourad)
Article à venir un dossier sur le logement social à Amiens, L’état lamentable de certains logements du parc HLM (SIP-OPAC-OPSOM-SAPI) Le rôle des bailleurs sociaux,de l’élue en charge du dossier qui passe plus de temps en réunion publique (parking, Urbanisme, ballade urbaine…..) qu’auprès des bailleurs sociaux et locataires. D’après notre enquête Amiens fait parti des trois grandes villes de France où l’adjoint en charge du logement ne tient pas de permanence et ne reçoit meme pas sur rendez-vous.
On comptait en 2006 846400 logements en Picardie. C’est 50000 de plus qu’en 1999. La croissance est de 6,2% sur la période. C’est un rythme inférieur à celui observé au plan national (+8,3%). Dans le même temps, l’augmentation du nombre de résidences principales a été plus rapide (+7,7%) mais toujours plus faible que la moyenne nationale (+9,5%). Aujourd’hui, ces résidences représentent dans la région 89,2% des logements, une part d’un point supérieure à celle de 1999, tandis que la proportion de logements vacants stagne (5,7%, soit 48400 logements) et celle des résidences secondaires diminue de 6,1% à 5,1%, correspondant à la disparition de 5200 habitations de ce type. Si le nombre de logements vacants est similaire d’un département picard à l’autre (15000 dans l’Aisne, 16500 pour chacun des deux autres), la proportion de vacants dans le total des logements est différente : 6,8% dans l’Aisne, 5,6% dans la Somme, 5% dans l’Oise. De 1999 à 2003, la construction de logements neufs dans la région a été faible puis s’est accélérée entre 2005 et 2007, sans compenser les déficits antérieurs. Durant ces années favorables, on a construit en moyenne 9000 logements en Picardie : 2000 logements sociaux, 2000 à l’initiative de promoteurs privés, 5000 à l’initiative de particuliers, 2000 bénéficiant du prêt à taux zéro et 3000 sans aucune aide. Ce manque de logements dans la région se ressent dans le secteur locatif. Celui-ci représente, en 2006, environ un tiers des résidences principales et se repartit à peu près à égalité entre locatif privé (17,4%) et locatif public (16,6%). Les tensions en matière de logement sont vives dans le parc de logement social public où l’on compte, en Picardie, 44300 demandes pour 13600 attributions annuelles, soit 3,3 demandes pour une offre. Ce taux est de 3,7 dans l’Oise, 3,4 dans la Somme et 2,7 dans l’Aisne. Et ces tensions devraient se prolonger. D’une part, la crise actuelle du logement se concrétise en Picardie par une diminution de 36% des logements commencés entre avril 2008 et mars 2009 (le double de l’évolution nationale) et, d’autre part, la baisse du nombre de personnes par ménage, c’est-à-dire l’éclatement des familles qui génère ces besoins en logement, n’est pas finie dans la région : on comptait en 2006, 2,45 personnes par ménage picard, et même 2,51 dans le locatif HLM, ce qui est le taux plus élevé de France métropolitaine avec le Nord. Autant de raisons qui imposent de faire du logement une priorité de la région pour les années à venir.
Le recours au DALO plus fréquent dans l’Oise
De mars 2008 à avril 2009, 1231 recours ont été déposés en Picardie dans le cadre du DALO, le droit opposable au logement. Ce nombre situe la Picardie au 9ème rang des régions françaises, au 11ème si l’on rapporte ce chiffre au nombre d’attributions annuelles dans le parc social. En effet, la Picardie représente 4,3% du parc national de logements sociaux hors Île-de-France, mais seulement 3,9% des recours, toujours hors Île-de-France. Le recours au DALO est très différent selon les départements : 70% ont été déposés dans l’Oise, 23% dans la Somme, 7% dans l’Aisne. Le principal motif du recours est l’absence de logement (26%) devant le délai anormalement long d’attribution de logement (22%) et l’hébergement dans une structured’habitat transitoire (15%). A noter que 12% des recours concernent aussi des personnes menacées d’expulsion sans relogement. La suite donnée au DALO diffère aussi selon les départements. En Picardie, le taux de décisions favorables pour un logement est de 53%, soit un peu plus qu’au plan national (49%). Mais ce taux atteint 68% dans la Somme, contre 45 et 46% dans l’Aisne et l’Oise. On voit donc que la façon d’utiliser et d’interpréter le DALO, et donc la loi, est très diverse. Enfin, 24,2% des logements proposés sont refusés par les personnes ayant engagé un recours (31% dans la Somme).
(Crédit photo Augustin Legrand -Laffitte Mourad)
Article à venir un dossier sur le logement social à Amiens, L’état lamentable de certains logements du parc HLM (SIP-OPAC-OPSOM-SAPI) Le rôle des bailleurs sociaux,de l’élue en charge du dossier qui passe plus de temps en réunion publique (parking, Urbanisme, ballade urbaine…..) qu’auprès des bailleurs sociaux et locataires. D’après notre enquête Amiens fait parti des trois grandes villes de France où l’adjoint en charge du logement ne tient pas de permanence et ne reçoit meme pas sur rendez-vous.
Publicité