Brigitte Fouré sort aujourd'hui son livre "Une femme au cœur de la cité"

Publié le par Presse indéPicarde



Brigitte Fouré Une femme au cœur de la cité
Fiche technique


Une femme au cœur de la cité,

Brigitte Fouré,
entretiens avec Fabrice Hinschberger

160 pages environ, cahier de 60 photos environ Editions Martelle, Amiens, 2008. Prix : environ 15 €

Parution : le 5 novembre 2008


L'intégralité des bénéfices de ce livre sera reversée à l'association Vaincre l'Alpha, qui promeut la recherche sur l'alpha-sarcoglycanopathie, forme rare de myopathie.





Brigitte Fouré Une femme au cœur de la citéBrigitte Fouré,
Maître de conférences en droit privé à l'université de Picardie Jules Verne, est Députée européenne Nouveau Centre et Conseillère municipale d'Amiens. Elle a été Maire d'Amiens de 2002 à 2007.

Fabrice Hinschberger
est diplômé en information-communication. Après avoir travaillé pour divers titres de la presse quotidienne régionale, il est aujourd'hui assistant au Parlement européen.


Quelques extraits du livre :




Chapitre 1
Mes années de formation

Fabrice Hinschberger : Vous êtes une passionnée de lecture. Enfant, quels étaient les livres que vous privilégiez ?

Brigitte Fouré : J'ai toujours aimé beaucoup lire et j'étais de ce fait une enfant d'un naturel très raisonnable. Je « bouquinais » beaucoup et je voulais devenir libraire car je croyais que les libraires étaient payés pour lire des livres et pas forcément pour les vendre ! (Rire)

Je me plongeais volontiers dans la lecture du Club des cinq, du Clan des Sept ou de Robinson Crusoë et d'autres héros de la littérature enfantine. J'ai également lu la version intégrale des Misérables, de Victor Hugo, à l'âge de dix ans. A l'adolescence, je plébiscitais l'œuvre de jean Anouilh tels Antigone ou L'alouette. Cet auteur est porteur d'une connaissance de l'adolescence qui me touche beaucoup. Aujourd'hui encore, il m'arrive de le relire car j'éprouve le besoin de retrouver une certaine forme de pureté.
F.H. : Y a-t-il des événements qui vous ont révoltée en particulier en 1981 ?

B.F. : Oui, il s'agit de la petite phrase de Jack Lang restée célèbre :« La France est passée de l'ombre à la lumière ». Je l'ai vécue comme une négation de mes convictions. Peut-on gouverner avec un discours aussi méprisant pour l'opposition démocratique ?
Le Premier ministre Pierre Mauroy avait décidé de nommer un ministre du Temps Libre ! Cet intitulé m'a vraiment choquée car il était le contraire de la vie en société, de la réalité. La vie n'est pas une facilité et n'est pas constituée uniquement de loisirs. Institutionnaliser un ministère du temps libre en période de crise était vraiment maladroit. Je tiens toutefois à préciser que je suis favorable à l'amélioration de la qualité de la vie des Français. J'aurais donc tout simplement souhaité que cette réflexion autour du temps libre soit intégrée au ministère de la Culture plutôt que de l'ériger en symbole du nouveau septennat socialiste.




























Chapitre 2
De 1983 à 1989: des élections décisives pour mon engagement


F.H. : Les élections municipales de 1983 représentent un moment important dans la vie des militants du centre et de la droite amiénoise emmenés par Jean-Claude Broutin. Pour la première fois depuis longtemps, un espoir était né, celui de faire tomber la mairie communiste. Vous aviez alors décidé de prendre part au combat...

B.F. : Oui la ville était endormie, immobile, sans projet et sans avenir. Beaucoup de jeunes quittaient Amiens. A l'approche des élections municipales, dans notre équipe du CNI, on s'était dit qu'en politique, trois axes primordiaux primaient. L'essentiel était de bien savoir les équilibrer. Ces trois priorités indispensables étaient la formation et la réflexion, l'implantation avec un représentant de notre mouvement par canton et le combat électoral proprement dit. Nous étions sur la même longueur d'onde que le RPR et les partis de l'UDF. Le côté « formation », nous l'avions déjà parfaitement intégré.

F.H. : Vos résultats au premier tour [aux cantonales de 1985] ont été très bons, à savoir 26,38% et vous vous retrouvez au second face à Gérald Maisse, le candidat communiste (30,3%). Quelle a été l'ambiance de l'entre-deux tours ? Les regards portés sur vous avaient-ils soudainement changé ?

B.F. : Il est certain que les relations n'étaient brusquement plus les mêmes ! L'entre-deux tours a surtout été marqué par une réunion publique à Argœuves. Philippe Malaud, président national du CNI, s'était déplacé ainsi que Gilles de Robien et les conseillers généraux Hubert Henno et Pierre Martin. Je me suis alors dit que quelque chose était en train de bouger.
Toutefois, quelques jours plus tard, Gérald Maisse était élu conseiller général d'Amiens Nord-Ouest, mais je le talonnais d'à peine 179 voix. Aux 40% que l'on me prédisait au début de la campagne, je répondais par 48% ! Je n'en étais pas peu fière. Autant dire que, pour ce canton communiste, on avait frôlé une petite révolution qui annonçait 1989.
































Permanence européenne de Brigitte Fouré

10,Rue Jean Calvin
80 000 Amiens
03 22 72 86 50 - brigittefoure80@yahoo.fr
http://brigittefoure.fr

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